Les conditions de la croissance

par Jean-Pierre Givry

  • Augmenter la taille
  • Taille par défaut
  • Diminuer la taille

L‘industrie étranglée par les charges - Introduction

Envoyer

L‘industrie étranglée par les charges
Jean-Pierre Givry
Etude publiée sous l’égide de l’IREF Europe

Les charges sociales se révèlent un facteur- clé essentiel de l’économie de l’entreprise, car elles interfèrent avec les cash flow, les investissements et la croissance. L’analyse détaillée de l’évolution de l’industrie française le démontre. Si depuis vingt ans, la réduction des charges n’avait pas été limitée aux seuls bas salaires, l’industrie aurait échappé au désastre qui lui a fait perdre trois millions d’emplois. Le coût salarial et la productivité auraient été modérés, tandis que la valeur ajoutée, l’emploi, le cash flow et l’investissement se seraient largement développés. Au-delà de l’industrie, la leçon vaut sans doute pour l’ensemble des activités françaises.

1 - Introduction

L’industrie française occupait en 1974 cinq millions et demi de personnes. Elles ne sont plus que deux millions et demi aujourd’hui. C’est un désastre national. Je lui ai consacré une étude détaillée Le déclin de l’emploi industriel in : lesconditionsdelacroissance.fr. En voici l’essentiel des résultats.

Ce qui est en cause, c’est le taux très élevé des charges sociales pratiquées depuis trente ans ; elles sont passées de 30 % de la masse salariale en 1974 à plus de 40 % aujourd’hui.

Ces charges ont réduit les cash flows et freiné les investissements nouveaux. Mais elles ont aussi accéléré l’obsolescence des investissements en fin de vie, car leur productivité ne supporte pas des coûts salariaux élevés. Ainsi le capital productif a été rongé par ses deux extrémités.



Mise à jour le Vendredi, 21 Avril 2017 18:05