Les conditions de la croissance

par Jean-Pierre Givry

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Dépense publique et croissance - Flux et reflux de la dépense publique

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Flux et reflux de la dépense publique

La dépense publique est le principal indicateur de l'impact de l'Etat sur l'économie. L'OCDE la prend dans son sens le plus large, comme l'ensemble des dépenses de l'Etat lui-même, des collectivités locales et de la sécurité sociale, en y comprenant les intérêts de leurs dettes.
Depuis 1970 les trente pays couvrent une très large palette; elle va des 17 %  du PIB de la Corée en 1987 aux  71 % de la Suède en 1993. Aux différences entre pays s'ajoutent leurs propres évolutions internes. Elles ont été souvent considérables, comme pour la Suède et l'Irlande, le Japon et la Corée (figure 1).

 

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Les pays ont suivi dans l'ensemble un même schéma général (figure 2). Le développement rapide et fort de la dépense publique a fait un temps illusion. Lindert y voyait un phénomène irréversible Peter H Lindert . Growing Public Cambridge. University Press 2004. Puis est venu le temps du reflux

 

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Le retournement a commencé dans les années 80: Belgique et UK dès 1981, Irlande en 1982, Pays Bas en 1983, Nouvelle Zélande en 1986. La majorité des pays a changé d'orientation entre 1990 et 2000. Le reflux a été nettement marqué dans douze pays sur trente; ils ont réduit leurs dépenses publiques de 5 à 20 %.
La Corée, la Grèce, l'Islande et le Portugal n'ont connu que la phase de montée. Après une hausse vive de 1978 à 1993, la France se maintient depuis lors au dessus de 50 %. Les USA sont restés dans la zone des 35 % depuis 1970.

En fin de période les politiques suivies sont largement étalées (figure 3). La Suède, la France, le Danemark, l'Autriche, la Hongrie dépassent 50 %. Le Chili et la Corée sont en dessous de 30 %.

 

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Mise à jour le Lundi, 07 Mars 2016 09:26