Les conditions de la croissance

par Jean-Pierre Givry

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Dépense publique et croissance - Introduction

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LA DEPENSE PUBLIQUE CASSE  LA CROISSANCE
Article publié par IREF le 10 novembre 2010

Les trente pays de l'OCDE ont connu au cours des quarante dernières années des développements importants de leurs dépenses publiques. A l'analyse, cette évolution se révèle néfaste à la croissance, à l'équilibre budgétaire et à la dette des Etats. La majorité d'entre eux a fait machine arrière. La France devrait suivre cet exemple.

Introduction

Les comparaisons internationales sont indispensables pour élargir une vision toujours trop hexagonale. Les expériences étrangères, qui sont variées, éclairent notre propre parcours. Citons deux observations, peu agréables pour le lecteur français, mais cruciales. La France partage avec la Suède et le Danemark le record de la dépense publique. Notre pays est par contre dans les derniers pour la croissance du PIB On trouvera dans le texte l'illustration précise de ce double constat ( figures 3 et 4).. Le rapprochement de ces deux constatations pose question. Y a-t-il un lien entre dépense publique et croissance? L'affaire était déjà d'importance avant la crise actuelle, car la trop faible production pesait sur l'emploi et le manque de productivité érodait la compétitivité. Les difficultés présentes rendent encore plus nécessaire d'y voir clair.
Les données sur ses trente principaux membres sont issues de l'OCDE 16 pays sont connus sur la totalité de la période 1970-2008; les 14 autres sont documentés complètement de 1995 à 2008 et en partie sur les 24 ans précédents; on n'exploite pas ici 2008 déjà affecté par la crise en cours.. L'évolution de leurs dépenses publiques sera examinée en premier. L'effet sur la croissance sera analysé ensuite. Une tentative d'interprétation suivra. La conclusion dira quelles sont les chances de la France de retrouver une croissance plus forte.

Dans tous les cas, le point de vue sera celui du moyen terme, du structurel. Les péripéties conjoncturelles masquent trop souvent les phénomènes de fonds, mais ce sont eux qui sont déterminants. La conjoncture sera lissée en prenant les moyennes de chaque pays par grandes périodes. La querelle habituelle sur la relance keynésienne est sans objet ici; elle ne peut, à l'évidence, avoir d'effet qu'à court terme.



Mise à jour le Lundi, 07 Mars 2016 09:26