Les conditions de la croissance

par Jean-Pierre Givry

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Ce site présente huit études d’économie concrète. Elles interprètent les différences considérables existant entre les branches d’activité françaises. De même les comparaisons internationales sont de riches sources d’enseignements.

 

-  Croissance et progrès technique

La formule de Cobb-Douglas-Solow a été établie à la va-vite, il y a soixante ans, sur des bases incomplètes. La formule a masqué ses lacunes dans un improbable « progrès technique » universel. Son simplisme lui a valu le succès, mais la formule ne rend pas compte des phénomènes réels. L’exemple du PIB français de 1978 à 2002 le prouve. Une autre formulation est proposée ; elle est centrée sur le capital productif ; ses mouvements sont chiffrables ( investissements nouveaux et déclassements en fin de vie) ;  son efficacité globale l’est aussi ( érosions économiques diverses et progrès techniques réels). L’emploi n’est pas un facteur de la croissance, il en est la conséquence, une fois  respectée la contrainte de productivité.

 

-  Comprendre la croissance 

Les branches  marchandes françaises, suivies entre 1978 et 2008, manifestent une très grande diversité. Le modèle proposé par l’auteur en permet l’interprétation, car il chiffre séparément les effets de l’investissement, du déclassement et des autres facteurs. La politique salariale a donné en France la priorité au salaire sur l’emploi et surchargé le coût salarial des conséquences du sous-emploi. Cette politique a réduit l’investissement et généré des déclassements précoces. De cette leçon d’économie empirique, il ressort une vision nouvelle de la croissance ; elle est plus riche et plus complexe que ne le croient les disciples de Solow. La vieille recette ( Cobb-Douglas plus le progrès technique) est dépassée. Il faut faire la plus large place aux mécanismes micro-économiques.

 

- Comprendre la croissance - 2  

La durée du travail salarié a été en moyenne fortement réduite en France entre 1965 et 2000. Le mouvement n’a pas été également suivi par les branches. Cette diversité est instructive. Agir sur la durée du travail n’a pas d’effet sur l’activité dans ses paramètres essentiels. Seuls sont affectés par la RTT l’effectif employé qu’elle augmente et le salaire annuel qu’elle diminue. Le système des relations entre les variables de croissance, ainsi complété, précise les rôles respectifs des acteurs : l’Etat les salariés et les entreprises.

 

- Dépense publique et  croissance

Trente pays de l’OCDE suivis de 1970 à 2008. ont pénalisé leurs croissances en développant la dépense publique. Dix points de dépense supplémentaire font perdre un point de croissance. La majorité des pays a fait machine arrière, pas la France.

 

- Trente pays dans la crise 

Avant comme après la rupture de 2008, la dépense publique se révèle néfaste à la croissance. Passé un seuil de 30 à 35 % du PIB, les contribuables refusent  de couvrir la dépense publique supplémentaire à plus de 70 %. Les Etats qui pratiquent des dépenses publiques élevées s’enferment dans le piège du déficit et de la dette. Les pays scandinaves font exception avec des budgets excédentaires. Face à la crise,  les politiques de relance ont échoué. La vraie relance serait d’activer les forces économiques en les libérant de la réglementation, autre forme de l’interventionnisme public.

 

- Libérer l’industrie 

La désindustrialisation que connaît la France depuis 1975 est due à ses choix en matière économique et sociale. Les cash flow de l’industrie ont été écrasés par les charges sociales et les impôts sur la production.

 

- L’exception française

Face aux autres pays, la France ne manifeste pas sa singularité par des lois économiques qui lui seraient propres. Ce qui est en jeu, ce sont des choix de société malthusiens : le loisir préféré au travail, la démagogie de l’Etat Providence, le mépris du long terme. La société française prendra-t-elle le virage de sa lente et laborieuse désintoxication ?

 

 - Le déclin de l’emploi industriel

Le sort de l’industrie française depuis 1975 tourne au désastre national : deux millions et demi d’emplois ont été perdus. L’industrie ne se remet pas de la crise qui sévit depuis 2008. L’examen des données économiques détaillées met en évidence le taux très élevé des charges sociales pratiquées à partir de 1980. Des cash flows médiocres ont freiné les investissements, tandis que des déclassements de plus en plus précoces réduisaient la durée de vie du capital productif. Tout cela a pesé sur l’activité. Un modèle de croissance original le confirme. Il montre comment la productivité est poussée en avant par le progrès technique et la hausse du coût salarial. Le modèle permet de simuler l’évolution qu’aurait connue l’industrie pendant les vingt dernières années avec des charges sociales plus légères. Les conséquences auraient été spectaculaires, tant sur la valeur ajoutée que sur l’emploi. L’étude conclut en faveur d’un taux de charges sociales réduit et uniforme. De leur côté, les firmes rétabliraient des motivations aujourd'hui compromises en proportionnant les salaires directs aux productivités de chacun.

 

- L’auteur

 

 

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Mise à jour le Samedi, 23 Juillet 2016 14:44